• Historique

Organisée pour la 1ère fois en 1996 à la demande de nombreux artistes qui souffraient de l’absence de lieu d’exposition pour l’art sacré actuel dans l’agglomération lyonnaise, la biennale de 2006 s’est tenue en même temps à l’Espace Confluences (Lyon 5ème) pour les œuvres domestiques de petite taille et, pour les œuvres de grande taille, à l’église Saint-Polycarpe (Lyon 1er), proche de la place des Terreaux, église qui s’est ouverte à l’art contemporain.

Aujourd’hui Confluences a cédé la place à Résurgence(s). L’association développe ses activités dans le 7ème arrondissement de Lyon. La biennale se tient dans l’église Saint-André, rue de Marseille. L’espace Résurgence(s) se trouve au 4 rue Claude Boyer, au chevet de l’église Notre-Dame de Saint Louis.

Autour d’un thème annuel :
en 1998 : « Espérance », en 2000 : « Passage », en 2002 : « Le présent », en 2004 : « Ombre éclairée », en 2006 : « L’homme debout », en 2009 : « Par le Fils », en 2011 : « le Souffle », en 2013 : « Fragiles », en 2015 : Demain, en 2017 : Profond retournement.
Depuis 2015, le commissaire de la BASA n’est plus Michel Durand. Danielle Stéphane, laïque (selon le vocabulaire de l’Eglise) et artiste, puis Franck Castany ( 2017) et Philippe Joannard et Franck Castany (2019).

Une quarantaine d’artistes participe à chaque édition. Chacun expose au moins trois œuvres, toiles, sculptures ou installations.

Par « art sacré », les organisateurs entendent « un art qui transmet un message, qui communique une pensée susceptible d’atteindre l’homme dans sa grandeur, sa transcendance ». Pour eux, l’art sacré actuel n’est pas nécessairement lié au culte, il est avant tout source de réflexion, d’émotion et d’épanouissement humain. Parce que lié  à une forme religieuse, il est plus que l’art spirituel tout en lui étant intimement uni. C’est un art profondément humain qui touche l’homme dans ses fondements et aboutissements religieux.
Peintures sur bois, toiles, sculptures, photographies ou installations sont ainsi montrées au public pendant un mois. Il y a des visites guidées de l’exposition.

Depuis 2002 nous n’employons plus le concept d’art contemporain, celui-ci étant désormais réservé à une expression artistique qui, au dire des historiens d’art, se serait arrêtée dans les années 70 ou 80. Nous parlons désormais de Biennale d’Art Sacré Actuel.

Cet évènement, en plus de la rencontre du public, est aussi l’occasion pour les artistes de se rencontrer et d’échanger entre eux. Au cours du bilan de la biennale le jour du décrochage, les exposants échangent entre eux leurs impressions et déterminent le thème de la suivante.