L’association Résurgence(s) organise la douzième Biennale d’Art Sacré Actuel (BASA).

Cette biennale souhaite ouvrir des lieux de contemplations, de partage, de vie. Un désir de favoriser l’accès à un art délibérément ouvert à la dimension spirituelle de la personne humaine.

Thème de la BASA 2019 :
VISAGE DE L’INVISIBLE

Sujet :
Le propre d’un visage n’est-il pas de se donner à voir ? Et l’invisible, comment le penser autrement qu’imperceptible ? … Il s’agit toujours de réconcilier et unir ce que nos esprits s’ingénient à distinguer… L’expression « visage de l’invisible » épouse la foi chrétienne qui fait tenir Jésus, l’événement particulier de son humble naissance, son visage de frère, d’ami et de serviteur, sa parole qui relève, avec l’universel Christ, verbe de Dieu par qui tout a été fait, créateur du ciel et de la terre, de l’univers visible et invisible.

Public concerné :
Artistes professionnels et amateurs confirmés

Organisateur :
Résurgence(s) (ex-Confluences-polycarpe)

Cahier des charges : voir fichier joint
Cahier des charges BASA 2019

Dates :

exposition du jeudi 3 octobre au samedi 19 octobre 2019
et du mardi 5 novembre au dimanche 17 novembre

mardi, jeudi et vendredi de 17 h à 20 h
samedi de 9 h à 12 h
les dimanches 6, 13 octobre et 17 novembre de 15 h à 18 h

Contact :
Franck Castany :
lyonbasa@gmail.com

Philippe Joannard :
philippe.joannard@gmail.com
lesamis.deconfluences@sfr.fr

Le lieu de la biennale 2019 – Visage de l’invisible – est le Centre Saint-Marc. Plus exactement, la chapelle du Lycée. Le cheminement physique du visiteur à travers les œuvres participe de son cheminement intérieur et vice-versa, porté par les lignes d’un lieu dont la vocation est d’ouvrir à une dimension spirituelle, voire Chrétienne.

LES ARTISTES
ISABELLE BAECKEROOT / MYRIAM WITHERS / ISAURE DE LARMINAT / CHRISTOPHE LOYER /
MARIE-MICHÈLE PONCET / VÉRONIQUE SORIANO /
YOLAINE WUEST OLIVIER DE CAYRON & CHRISTIAN MAILLE /
FRANÇOISE DUCHENE / ISABELLE VALFORT / PAULINE EFFANTIN /
MARTINE REVERCHON BILLOT / K.F. STEWART / SOPHIE TIBAUDAT

BASA 2019 

Du jeudi 3 octobre au samedi 19 octobre 2019 

Du mardi 5 novembre au dimanche 17 novembre 

ouverture : mardi, jeudi et vendredi de 17 h à 20 h samedi de 9 h à 12 h 

et les dimanches : 6, 13 octobre et 17 novembre de 15 h à 18 h Inauguration

vernissage :  le jeudi 3 octobre à 18 h 30

Visage de l’invisible


Depuis vingt ans, nous cheminons aux côtés des artistes pour leur offrir un espace (église ou grande chapelle) et une période durant laquelle leurs oeuvres participent à déployer toutes les harmoniques d’un thème.

L’édition 2019 sera dédiée au  » visage de l’invisible « . Le cheminement physique du visiteur à travers les oeuvres participe de son cheminement intérieur et vice-versa, porté par les lignes d’un lieu dont la vocation est d’ouvrir à une dimension spirituelle , voire Chrétienne.

Nous accueillons des artistes de disciplines (peinture, sculpture, photographie, installation) et de convictions fort diverses. Les oeuvres trouvent à résonner avec celles que la muséographie place à leurs côtés.

Un véritable lieu ecclésial se dessine alors, unité dans la diversité que le regard peut saisir. L’exposition se tiendra au coeur de l’institution scolaire jésuite de Lyon, en plein centre-ville. Nous souhaitons ainsi pleinement associer à cet événement toutes les communautés éducatives qui dépendent de ce groupe scolaire : élèves (et leurs parents), enseignants et personnel.

Franck Castany, commissaire artistique.

Le centre St Marc, 10 rue Sainte-Hélène à Lyon 2d, c’est :
– Deux écoles primaires

– Deux collèges
– Deux lycées
– Un lycée professionnel
– Deux établissements d’enseignement supérieur

Nous serons accueillis dans la grande chapelle du lycée, située rue Sainte-Hélène, à deux pas de la place Bellecour. Pour la petite histoire, l’abbé Pierre a été ordonné dans cette chapelle ainsi que le cardinal Danielou.
Outre l’enjeu de reconduire la Biennale d’Art Sacré Actuel, le nouvel intérêt de ce lieu est d’inscrire cette manifestation dans un cadre éducatif au spectre large. Nous pourrons ainsi associer les quelques milliers de jeunes scolarisés et leurs familles, enseignants et personnel à cette manifestation. Un concours pourra être lancé à l’échelle du centre en direction de tous les artistes en herbe ; un comité de sélection récompenserait alors trois œuvres qui seraient ensuite exposées à côté des autres.

Un premier aperçu des possibilités que nous offre l’espace permet de dire que nous pourrons installer une quinzaine de cellules d’exposition.
En ce qui concerne la durée de la Biennale, la contrainte est l’agenda de la chapelle. Nous pourrons nous intercaler entre les deux temps forts de fin d’année : la messe de rentrée du centre (fin septembre) et une célébration de confirmation (autour du 25 novembre), donc la Biennale pourrait avoir lieu de début octobre au 20 novembre 2019. Pour le moment, nous avons pensé caler la logistique sur le fonctionnement du centre, c’est-à-dire que l’événement serat ouvert dans les heures et jours d’ouverture du lycée ; nous serons ainsi plus tranquille niveau sécurité, gestion des clefs, etc…
Chaque chose en son temps. Serait-il incongru de confier tout cela au Seigneur qui, dans son infinie bonté, saura nous aider à en faire jaillir le meilleur et le plus beau pour sa plus grande gloire ?

ORGANISER UNE BIENNALE D’ART
Organiser une biennale d’art au sein d’une institution scolaire rejoint l’un des grands défis artistiques du XXIe siècle, celui de supprimer la frontière entre l’art et la vie. La vocation de l’œuvre n’est peut-être pas tant de célébrer le génie de son créateur que de signifier le début d’un chemin qui épouse pour unifier tous les méandres de l’existence. Cet enjeu d’unité se retrouve aussi dans l’univers scolaire. Chaque élève reçoit une grande quantité de savoirs qui, serinés par des pédagogues, doivent orienter l’adulte en devenir vers la voie qui est la sienne.
Le thème de la douzième édition de la BIENNALE D’ART SACRÉ ACTUEL, « VISAGE  DE L’INVISIBLE » est l’occasion de percevoir cette profonde convergence du visible et de l’invisible. Le chrétien vit de cette réalité paradoxale en proclamant Jésus-Christ, vrai Dieu et vrai homme. Comme dans la relation à l’œuvre d’art, la foi du chrétien ne consiste pas seulement a contempler l’humanité et la divinité du Christ mais également à cheminer vers sa divinisation, pour reprendre une expression chère aux chrétiens orthodoxes. C’est à Saint Irénée de Lyon que nous devons cette formule : « Le Christ est devenu ce que nous sommes, afin de faire de nous pleinement ce qu’il est ». Il ne s’agit pas de supprimer la différence entre Dieu et l’homme mais de rendre, par grâce, ce dernier participant de la vie divine, jusqu’à resplendir de la lumière de Dieu.
À quel moment l’élève se sent-il acteur de son apprentissage ? Comment l’œuvre d’art rejoint-elle celui qui la regarde ? Par quel biais le chrétien chemine-t-il en Dieu ? Il est un mot qui répond à beaucoup d’inquiétudes : appel. Sans appel, aucune réponse. Plus qu’un appel, un visage. Le visage nous plonge dans l’attente ; il est une promesse qui attend d’être lue. L’élève n’est pas un simple passeur de savoirs ; il reçoit du combustible pour son foyer interne dans l’attente d’irradier. Le visiteur ne peut être réduit à un regard subjugué ou capturant une forme mais devient responsable des fils de l’œuvre, témoin autant qu’acteur d’un maillage de sens au coeur de sa vie. Enfin, le chrétien est appelé à répondre de son frère en humanité, à être ferment de communion.
Parler d’art sacré, loin d’évoquer le sceau d’or apposé su r une forme, exprime une invitation à vivre une expérience particulière, en un lieu qui conduit au recueillement et à l’élévation spirituelle.
Franck CASTANY, co-commissaire de la BASA, septembre 2019

VISAGE DE L’INVISIBLE
Le thème de cette édition nous met en tension. Le propre d’un visage n’est-il pas de se donner à voir ? Et l’invisible, comment le penser autrement qu’imperceptible ? Jean-Louis Chrétien semble résoudre l’équation : « entre le don et le retrait, il y a la promesse ».

Visible et invisible s’opposent tant qu’ils ne s’inscrivent pas conjointement sur le fil de la vie. Le visage demeure la part inaliénable de l’autre, celle qui ne peut être réduite aux limites de mon champ sensoriel et réflexif, toujours en devenir. Un visage qui accueille l’invisible est un visage qui porte les traces de la profondeur qui le constitue et l’anime.
« Votre âme est un paysage choisi / Que vont dansant masques et bergamasques». Dans son poème, Verlaine détermine visuellement une réalité tout intérieure, comme pour signifier sa présence agissante. L’invisible révèle le jeu au coeur du visible et, par effet miroir, le matériel au coeur du spirituel.
Il s’agit toujours de réconcilier et unir ce que nos esprits s’ingénient à distinguer. La présence et l’absence sont deux modalités de l’acte de regarder qui se complètent et s’interpénètrent, de même que la lumière invisible est ce par quoi les objets de ce monde nous apparaissent.
L’expression « visage de l’invisible » épouse la foi chrétienne qui fait tenir Jésus, l’événement particulier de son humble naissance, son visage de frère, d’ami et de serviteur, sa parole qui relève, avec l’universel Christ, verbe de Dieu par qui tout a été fait, créateur du ciel et de la terre, de l’univers visible et invisible.
Michel Henry fait de « l’art… une mise en œuvre du visible, mais comme savoir conscient de sa réalité invisible et ayant celle-ci pour fin ». Le visage de l’invisible est ainsi un appel à explorer la vie tout intérieure, pathétiques et invisibles de chaque chose.
La démarche artistique doit pouvoir se nourrir de la connaissance des effets intérieurs propre à chaque forme et couleur, chaque solution plastique et leur combinaison. Notre propre visage est altéré de la multitude des visages qu’il rencontre tout au long de sa vie, qui lui font découvrir des traces de l’unique visage, l’unique face en direction de laquelle son désir le conduit, visage de l’invisible qui porte tout visage.Il n’est pas question de se hisser trop au-dessus des préoccupations du temps présent ; notre thématique rejoint le souci d’accorder une dignité, un visage éternel à tous les invisibles, à toute réalité qui n’accroche plus le regard aveuglé de ce monde. Franck Castany

Chapelle du Lycée Saint-Marc